Chère vous,
Vous me manquez.
Vous me manquez vraiment.
Je n'ai pas de droit de vous écrire, de vous parler, ni même de penser à vous encore, mais j'ai perdu pied. Je ne regrette pas d'avoir tapisser ma vie de vous. Mais vous étiez à moi, nue, toute entière à moi. Je pouvais vous toucher, partout, je pouvais recommencer. Votre corps, votre bouche, vos lèvres, respiraient encore ce que nous venions de faire, de nos donner. Je serais rester des heures à vous contempler, à vous voir sourire encore, me sourire à moi. Vous touchiez aussi, je m'embrassiez, vous m'aimiez un peu et particulièrement.
Vous étiez aussi contre moi ce jour là. Nous montions ensemble dans cette chambre, chacune savait ce qui allait se passer. Mais, en fait je m'aperçois que non, je l'ignorais parfaitement. Il est possible que vous aussi. Vous ne pensiez , comme à votre habitude qu'à vous. Vous savez qu'on ne peut pas être heureux quand les seules questions qu'on se pose ne sont que sur nous même et notre sort? Je pense que non, vous l'ignorez. Il est important dans tout de se donner, au moins un peu. Je vous ennuyais, je le crois, "Nous sommes différentes. Trop" N'est ce pas?
Comme lui, je rêvais d'un "plus tard" avec vous. Et aujourd'hui je refuse tout "plus tard", parce qu'il est inutile si il n'est pas avec vous. Je marche machinalement, je vis, je parle, je ris, je mange machinalement. J'hésite souvent à repensez au "nous", parce qu'il me hante et parce qu'il me déchire. Vous êtes partout, sur mes draps, dans mon lit, dans ma douche, dans ma cuisine, sur mes mains et sur mes lèvres, en moi, vous êtes toujours là. Je refuse qu'on m'arrache tout ça. Vous ne gâchez pas ma vie, vous l'avez colorée et aujourd'hui elle se ternit. Vous rendiez ma vie plus belle, plus douce. J'aimais cette vie avec vous, parce qu'elle valait le coup, je devais me lever le matin, prendre de vos nouvelles et vous raconter les miennes. J'aimais que vous m'attendiez à la gare pour m'emmener chez vous. J'aimais être ridicule si vous vouliez rire. J'aimais vous écoutez parler de choses dont on ne parle pas. J'aurais voulu vous voir danser, vous voir heureuse. Vous ne pouviez pas y être avec moi?
J'aimerais que tout s'arrête. Vous m'aviez demander de vivre, de continuer mais sans vous. Mais quoi? Vivre sans vous, peut-être, mais sans votre souvenir, sans l'amour que je vous porte, non. Je ne suis même pas sur d'en avoir envie. Je vous aime et j'aime vous aimer.
Les choses ont plus de goût lorsque l'on sait qu'elles sont éphémères dites vous? Vous avez raison, ma vie sans vous n'a aucun goût puisque ça ne changera pas. Pourtant, j'aurais tout donner pour que vous changiez d'avis, pour que vous m'aimiez aussi. Je vous aime et ça ne me passe pas.
Sarah